La suite de Refermer après usage est ici :
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see you there my darlings...
" _ Allô papa, c'est moi...
_ Ah c'est toi qui a appelé tout à l'heure ?
_ Oui, c'était moi, tu m'entendais ou pas ? Il y avait des bruits bizarres (splotch, splotch, tu vois le genre ?)...
_ Oui, je pouvais pas te répondre, j'avais les mains dans une vache."
... Imparable.
(et du coup, je me demande comment il a tout de même réussi à décrocher)
Soirée scooter-libanais-lecture dans le marc de café avec Liv aujourd'hui.
Ma dernière balade en deux-roues remonte à mon séjour au Rajahstan, le larbin de l'hôtel où j'étais malade m'avait emmené voir le médecin en pétrolette, je me souviens, malgré la fatigue comment dirais-je gastrique, j'avais réussi à apprécier la promenade. Au retour, le larbin avait été chercher mes médicaments (des trucs pour chevaux, très efficaces) et m'avait acheté un jus de sweet lemon, un joli moment de répit entre un vomi et une diarrhée.
Ce soir, Liv est donc venue me chercher à la sortie du boulot en Vespa pour aller ensuite au resto. Heureusement elle était garée un peu plus haut que le café parce que le costume coupe-vent + casque est vraiment tout sauf élégant... "grouille, je suis connue dans le quartier moi" je lui disais (c'est bien le scoot, mais alors cent ans de préparatifs avant de partir)
Le scooter quand il y a de la circulation, c'est grisant : remonter à vive allure une file de bagnoles roulant au pas, ça me fait un effet certain ; et quand à la sortie du restau il n'y avait plus grand-monde dans les rues, avec la prise du vent j'avais un peu l'impression de faire du parachute mais horizontal (sauf qu'en parachute j'avais moins peur des obstacles environnants).
On a remonté les Chanzélizés, puis on a longé la Seine un long moment... charmante balade digestive, et après l'ingestion des boulettes libanaises (très bonnes au demeurant) ça n'était pas du luxe.
Et donc, au restaurant officiait une liseuse-dans-le-marc-de-café, plutôt douée, je suis passée en premier, puis Liv, puis nous avons discuté de ce qui nous avait été dit, mis en perspective avec des éléments de nos vies, donné respectivement nos avis : la soirée est passée à une vitesse effrayante !
"Connaissant votre maladie comme vous la connaissez, madame Octave, vous irez jusqu'à cent ans." (...)
"Je ne demande pas à aller à cent ans", répondait ma tante, qui préférait ne pas voir assigner à ses jours un terme précis.
J'allais parler du livre où j'ai lu ça, mais je sens que je vais encore être taxée d'intello alors devinez plutôt d'où je la sors. J'offre une boîte de cachous au premier qui trouve.
Indice : l'auteur a la réputation d'être long et difficile, mais personne (à part mon super prof de français au lycée) ne pense à préciser qu'il est drôle, aussi. Et acéré, et moderne.
(Je crains aussi qu'on me croie un sens de l'humour assez bizarre pour avoir pris la peine de noter cette citation que je trouve irrésistible ; tant pis)
Cette petite note-devinette est aussi un hommage à mes livres chéris que je croise par-dessus une épaule dans le métro, et dont il me suffit de déchiffrer quelques lignes au vol pour les reconnaître (j'adore... petit plaisir des transports en commun)
Mmh. Apparemment l'adorable américain de la semaine dernière qui commandait un crème (comme tous les américains) et laissait 1 €, 1€10, 1€30 de pourboire (comme presque aucun américain) est reparti vers d'autres cieux que les parisiens. Dommage...
Vu l'expo de Ian Patrick dans le Marais, très bien (et directrice de galerie presque amène, une rareté ) et celle de Jean-Loup Sieff qui voulait être photographe "pour être entouré de belles nanas à moitié à poil", d'ailleurs c'est un peu déroutant de voir ces photos de la mode des années 60, où les filles magnifiques dévoilent l'ombre d'un bourrelet ici, l'arrondi d'un ventre là (elles ne sont pas grosses hein, elles sont juste normales), autant de centimètres érodés depuis dans les pages des magazines, sans espoir de retour prochain...
Je prépare une surprise pour bientôt, un nouveau site, en parallèle du blog et du flog. L'idée me trotte dans la tête depuis un moment, et cette année lente et bouillonnante me semble le moment idéal pour la lancer. Z'allez voir ce que vous allez voir ! (non je ne suis pas une pro du teasing, c'est exprès, c'est pour coller avec le côté artisanal du projet)
Tout à l'heure avant d'aller au cinéma, je croise encore un geyser, dans ma rue. Sauf que là ce n'est pas une manif, je sais qu'à cet endroit il y a un bec-de-cygne ; il aura été arraché, maladresse ou malveillance, toujours est-il que des mèctres cube d'eau potable jaillissent et inondent la rue qui n'en demande pas tant...
Je ne suis pas spécialement citoyenne, mais ce gâchis flagrant m'a remuée ; je suis rentrée et j'ai téléphoné au service de la ville de Paris pour les prévenir.
Quand je suis ressortie 20 minutes plus tard, la générale des eaux avait canalisé le problème, c'est plus guillerette que je m'imaginais que je me suis rendue à l'arrêt du bus. Le côté BA du jour, j'imagine...
(et donc sinon on a vu Borat qui est parfois très drôle parfois très effrayant et parfois les deux en même temps ; et, d'un point de vue cinématographique, inégal. Mais le spectacle est dans la salle aussi, entre ceux qui ne saisissent pas le second degré et ceux qui rigolent même quand il ne se passe rien...)
Quand on habite un studio, le compromis habituel entre sommeil et vie sociale s'appelle clic-clac.
J'ai une dent contre les canapés-lits ; dans la fonction "lit", ce qu'on gagne en place, on le perd en confort. Quitte à passer ce fameux tiers de sa vie dans un lit où tout le monde du dehors vient poser des séants pas très nets (finalement c'est ça, un clic-clac), autant choisir un vrai lit, plus propice au sommeil que ces matelas conçus pour être pliés.
Curieusement, le clic-clac ne constitue pas non plus un canapé confortable ; je ne m'y suis personnellement jamais vautrée à l'aise. Si j'avais donc voulu privilégier ma vie sociale à mes nuits (non chez moi les deux ne se rencontrent pas tellement), j'aurais choisi un vrai canapé où je me serais parfois échouie quelques heures, le temps de récupérer avant de repartir voir mes dizaines d'amis.
Mais j'ai du mal avec les compromis et je voulais tout, le beurre et l'argent du beurre. J'avais suffisamment d'espace pour la solution d'un tout petit canapé-confortable, enfin- et d'un -vrai- lit une place (mais pas assez pour un deux places), c'est donc ce à quoi je me préparais ; oui il faut une préparation psychologique pour le fait de renoncer à la possibilité d'un lit deux places...
Je me résignais donc à dormir définitivement seule, avec quelque difficulté évidemment, quand Ikea (oserais-je dire "une fois de plus" ?) m'a sauvée, avec Hemnes.
Hemnes, c'est un peu compliqué à décrire, mais pour résumer, il peut se convertir de une à deux places, et quand c'est une place, les deux matelas sont superposés.
Comme j'ai des goûts de luxe, j'ai choisi deux bons gros matelas bien épais, avec la hauteur initiale de la structure, me voilà perchée à environ 1 mètre au dessus du sol !... Il me manque le baldaquin, mais à part ça je fais une parfaite princesse au petit pois.
Maintenant que j'ai le lit de conte de fées, y a plus qu'à roupiller en attendant le prince charmant... (comment ça je mélange tout ?)